Les voiture avec chauffeur ont-elles un avenir ?

location-de-voiture-avec-chauffeur-a-parisA la suite de la remise d’un rapport, hier, visant à résoudre le conflit entre taxis et les professionnels de location voiture avec chauffeur  (VTC), les professionnels de ce secteur protestent contre d’éventuelles restrictions.

« La place d’Uber est devant les tribunaux. » C’est ce qu’on appelle une attaque en règle, sans sommation, contre la start-up californienne. Hier, dans nos colonnes, Thomas Thévenoud, le député socialiste de Saône-et-Loire, s’en est pris violemment à la société américaine. L’auteur du rapport censé déminer le conflit entre les taxis et les voiture avec chauffeur paris a ouvert un autre front.Car le patron d’Uber France, Pierre Dimitri Gore-Coty, a peu apprécié la sortie verbale du parlementaire. « Je ne suis pas sûr que tomber dans le populisme soit une bonne manière de construire l’avenir », regrette le dirigeant du site Internet.

Un phénomène mondial

A l’origine de cet échange d’amabilités, le nouveau service UberPop. Développé aux Etats-Unis et arrivé en France récemment, il propose aux particuliers le covoiturage rémunéré. Concrètement, tout particulier titulaire du permis de conduire depuis plus de trois ans, disposant d’une assurance personnelle et d’un véhicule, une « 4 portes compacte ou une berline standard de moins de six ans, en excellent état », peut devenir chauffeur. « Ce n’est pas un métier, c’est plutôt une manière d’arrondir ses fins de mois, précise Pierre Dimitri Gore-Coty. Pas plus. Et tout est encadré. On contrôle le casier judiciaire et Uber dispose d’une assurance qui couvre les dommages. », mais officiellement il ne s’agit pas de l’activité de location voiture chauffeur Paris

Reste que la rémunération peut vite devenir intéressante. Pour ce « covoiturage rémunéré », le chauffeur touche 4 € par trajet minimum, plus 35 centimes par minute ou 80 centimes par kilomètre. Ce qui fait dire à Thomas Thévenoud qu’il s’agit de « taxi clandestin ». Pour le patron d’Uber France : « Il s’agit plutôt d’imaginer le transport de demain. C’est une tendance qui est amenée à se développer partout dans le monde. La Californie l’a déjà légalisée. » En Europe, le service est accessible à Berlin, Barcelone et à Paris. Proposé également à Bruxelles, il a finalement été retiré le 15 avril après une décision de la justice belge. « Nous n’étions pas avertis de cette procédure, justifie Pierre Dimitri Gore-Coty. Nous n’avons pas pu nous défendre. Mais on va y remédier. »

En France, si UberPop est toujours actif, il est dans le collimateur de la répression des fraudes (DGCCRF) qui a ouvert une enquête début février. Dans tous les cas, impossible de savoir si le service a rencontré un succès auprès des particuliers. Uber refuse de communiquer le moindre chiffre. « Je peux simplement vous dire que ça plaît, insiste le patron d’Uber France. On s’attendait à ce que notre offre soit mal accueillie, mais pas avec une telle agressivité. Nous sommes prêts à discuter pour trouver un moyen de mieux l’encadrer. Mais il faut arrêter d’empêcher toute évolution simplement parce que certains ont un puissant pouvoir de blocage. En agissant comme ça, ce n’est pas le consommateur qu’on défend… »

Source : leparisien.fr


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